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22 septembre 2005

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La maladie migraineuse

Gérard MICK, neurologue
Catherine LABEYE, psychologue médicale

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Le centre anti-douleur de l'hôpital neurologique est un immense réservoir de troubles anxieux et stress post traumatiques qui sont soit à l'origine soit les conséquences de la douleur.
A défaut de crier les mots, le corps crie.
Le patient veut avant tout rester un malade comme les autres.
La douleur du corps annule la souffrance psychologique.
On observe le patient, dans sa gestuel, son regard, l'intonation de sa voix, son élocution. Quelques questions à propos de son travail, son réseau social et affectif orientent une analyse fonctionnelle qui ne peut s'improviser.
L'alliance thérapeutique essentielle amène progressivement la personne à prendre en compte les composantes déniées, dissociées de sa douleur. Il accepte alors un étayage thérapeutique en thérapie cognitive et comportementale.
En fonction de son histoire, on investit 4 affects principaux : l'impuissance, l'abandon, l'humiliation, la culpabilité.
Des situations conscientes ou inconscientes, refoulées parfois depuis de nombreuses années, invalident le présent du patient mais aussi son futur puisqu'il ne peut l'aborder de manière sereine sans avoir auparavant vider l'abcès du passé qui le poursuit.
En une dizaine de séances, nous pouvons lui proposer différentes techniques adaptées selon son vécu. Une restructuration cognitive incontournable efface les croyances dysfonctionnelles et diminue l'angoisse anticipatoire de la douleur. La sophrologie permet une meilleure gestion du stress. Les techniques d'affirmation de soi redonnent confiance et estime de lui. L'EMDR (hypnose médicale sans abaissement du niveau de vigilance) permet au patient, par l'apprentissage d'une autohypnose, à effectuer lui-même une analgésie vis à vis de ses sensations douloureuses et au besoin évacuer l'abcès traumatique. 
La crise migraineuse correspondant paradoxalement à la même psychopathologie de la douleur chronique.

Catherine Labeye
psychologie médicale
thérapie cognitive et comportementale

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Dernière modification : 14 août 2006