Le médecin, le patient et sa maladie

samedi 29 septembre 2007

samedi 12 janvier 2008


en partenariat avec le laboratoire


experts : Stéphane Jacquemet, psycho-pédagogue, Université de Genève, Yves Magar, pneumologue (Edusanté), Paris, Philippe Otmesguine, généraliste enseignant, Paris


“Former le malade pour qu’il puisse acquérir un savoir-faire adéquat, afin d’arriver à un équilibre entre sa vie et le contrôle optimal de sa maladie. L’éducation thérapeutique est un processus continu qui fait partie intégrante des soins médicaux. L’enseignement du malade comprend la sensibilisation, l’information, l’apprentissage du traitement, le support psycho-social, tous liés à la maladie et au traitement : la formation du patient doit aussi permettre au malade et à sa famille de mieux collaborer avec les soignants.

Définition de l’éducation thérapeutique, OMS 1998

Programme de la 2ème journée

  • 09h00-09h15 : accueil – présentation des objectifs de la formation

  • 09h15-10h15 : retour sur expérience : métaplan

  • 10h15-10h45 : recommandations de l’HAS

  • pause

  • 10h45-11h15 : ETP conceptions, représentations

  • 11h15-12h45 : atelier diagnostic éducatif, bilan diagnostic personnalisé

  • déjeuner

  • 14h00-14h30 : l’approche motivationnelle

  • 14h30-15h50 : mises en situation : 4 ateliers

    • questions ouvertes et reformulation

    • entretien motivationnel

    • négociation d’objectifs

    • diagnostic éducatif

  • pause

  • 16h15-17h00 : discussion, évaluation et conclusion

Bulletin d'inscription (cliquez ici)

Plan d'accès (cliquez ici)


Éducation pour la santé : quel enseignement en médecine générale ?

Pas formés du tout à l'éducation, les médecins ? L'assertion est inexacte : tout étudiant en médecine peut suivre, dans la première partie de son cursus, un certificat de trente heures de médecine générale qui détaille plus particulièrement le rôle du médecin généraliste dans la prévention et l'éducation pour la santé. Un apprenti médecin sur deux suit cette formation. Puis, dans la seconde partie de ce même cursus, les futurs médecins généralistes bénéficient dans le cadre du diplôme d'études spécialisées de modules " prévention et santé publique ".

Pr Pierre-Louis Druais
Président du Collège national des généralistes enseignants,
Vincennes.

Les dispositions réglementaires du diplôme d'études spécialisées (DES) de médecine générale et la mise en place d'un enseignement spécifique durant trois ans ont conduit à la réalisation de modules " prévention et santé publique " dans toutes les facultés. Cet enseignement est donc délivré à l'ensemble des internes du DES pendant trois ans, pour l'ensemble des tâches d'éducation qui concernent l'activité des médecins généralistes.

Ces formations, souvent dispensées dans le cadre d'une pédagogie par apprentissage s'inscrivant dans un contexte concret, aident les futurs médecins généralistes à se situer en amont de la maladie, à s'intéresser aux comportements de santé et au mode de vie des patients. Les étudiants confrontent leurs pratiques lors des stages hospitaliers et ambulatoires aux concepts acquis lors de la formation théorique.

Sont ainsi abordées :

  • l'éducation pour la santé du patient

Les études montrent que, dans une activité classique, 90 % des médecins généralistes donnent des informations et que la moitié utilise des supports visuels et pédagogiques. Il s'agit d'aider le patient à modifier son comportement et à l'accompagner dans ses apprentissages. Ces activités demandent pour les soignants l'acquisition de compétences pédagogiques ;

  • l'éducation thérapeutique du patient

L'accroissement du nombre de malades chroniques, l'évolution des comportements des patients vis-à-vis de la santé justifient le développement de l'éducation thérapeutique. Le but est d'aider le patient et ses proches à comprendre la maladie, le traitement, à coopérer avec les soignants, à maintenir ou améliorer la qualité de vie.
L'approche du soin évolue : elle passe de la fonction curative à la fonction d'accompagnement et s'inscrit dans des démarches de coopération et de complémentarité avec tous les intervenants.
En ce qui concerne l'enseignement en deuxième cycle, à la suite de l'arrêté ministériel du 10 octobre 2000, un certificat optionnel de médecine générale est réalisé, le plus souvent au début du cycle. Il s'agit d'un certificat optionnel obligatoire, qui est en moyenne suivi par 50 % des étudiants d'une promotion. L'objectif général de ce certificat est de " définir la place de la médecine générale dans le système de santé, de cibler le rôle du médecin généraliste dans la prévention et l'éducation en santé ".

L'enseignement des bases théoriques et des fonctions de la médecine générale permet d'aborder différents concepts qui sont rarement évoqués lors de la formation hospitalière :

  • une approche centrée sur le patient, intégrant la prise en compte de son environnement ;

  • le rôle d'acteur de santé publique et la cogestion du capital santé des patients :
    - les différents niveaux de prévention en soins primaires ;

  • le dépistage en médecine générale :
    - le dépistage précoce des facteurs de risque, des maladies (dépistage individuel ou collectif) ;

  • l'éducation pour la santé en médecine générale :
    - l'éducation individuelle du patient ;
    - l'éducation collective et communautaire.

Les méthodes pédagogiques choisies intègrent des méthodes interactives, impliquant les étudiants dans la construction et la présentation, voire parfois la réalisation, d'un projet de prévention. Par exemple, une action d'éducation au sein d'un établissement scolaire, lycée ou collège, sous le contrôle des enseignants. Durant les trente heures du certificat, les thématiques précédemment citées sont abordées à partir de situations concrètes. Des publications relatant des actions d'éducation sont soumises à une analyse critique. Les étudiants travaillent en petits groupes de cinq ou six participants et ont pour tâche de collecter les éléments permettant de construire leur projet d'action de prévention.

En conclusion, l'éducation occupe une place de plus en plus grande dans le cursus de formation initiale en médecine générale. Si les patients consultent souvent avec une demande de soins, l'évolution de la société les amène de plus en plus à rechercher des démarches préventives : s'estimant en bonne santé, ils souhaitent des conseils pour le rester. L'explosion des affections chroniques oblige souvent le patient à vivre avec sa maladie. Ce passage vers une médecine associant curatif, préventif et accompagnement nécessite une évolution de la relation médecin-patient et la construction commune de nouvelles compétences.

La santé de l'homme, n° 376, 03-04/2005. p29-30

http://www.cfes.sante.fr/SLH/articles/376/03.htm


Bibliographie (mise à jour le 26/08/2008)

 


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Dernière modification : 26 août 2008